
photographie, peinture, vidéo, installation
Antoine Chrétien, Sophie Jarrosson, Flavien Théry
du 8 janvier au 11 février 2009
vernissage jeudi 8 janvier
Photographier ce qui nous entoure, classer les images et les archiver est une pratique courante avec l’utilisation de la photographie numérique. Elle pose certaines questions sur le temps et l’objet qu’Antoine Chrétien interroge à sa façon par un choix de superposition d’images. Il en résulte un palimpseste de photographies numériques comme autant de représentations d’un rapport collectif au temps. Les photographies sont récoltées et archivées chaque jour sur un lieu donné puis assemblées en une nouvelle image qui évolue avec le temps jusqu’à saturation.
Antoine Chrétien est né à Mayenne en 1984. Depuis son DNSEP en 2007 à l’École des Beaux Arts de Rennes, il poursuit ses recherches personnelles notamment autour de l’immatérialité de l’image et de son rapport à une forme d’appropriation collective.
Je dépeins une toile XIXe durant 7 jours, le temps de la re-création. J’utilise des substances toxiques propres à la restauration des tableaux. Paradoxalement, je ne peux renaturer cette toile qu’en étant physiquement protégée par des gants et un masque à gaz. Le tableau représente une scène champêtre où la nature y est cristallisée en une mise en scène romantico-bucolique. Alors je pose la question : où est la nature aujourd’hui ? Existe-t-elle encore? À-t-elle jamais existé ? Je propose une seconde chance à Adam et Ève : une pomme sans pesticides et une toile vierge.
Sophie Jarrosson, 28 novembre 2008
Sophie Jarrosson est née à Suresnes en 1978. Elle réalise des installations qui interrogent la relation que nous entretenons avec le temps, dans notre relation à l’environnement, à la mémoire, aux valeurs et à la norme, à tout ce qui renvoie, finalement, à notre identité individuelle et collective.
Paris, le 15 Novembre 2008. La maquilleuse installe son matériel. Commence alors un long travail de métamorphose que je vis intérieurement comme un rite de passage. Je deviens progressivement le négatif de moi-même. Mon ami Stanislas Wolff, photographe, fixe cette apparition. L’image sera tirée sur verre, pour être traversée par la lumière du présent. Ainsi actualisé en permanence, peut-être ce portrait négatif devient-il la matrice de possibles réinventions de soi-même, au risque de faire ressurgir la claire promesse de la mort ?
Flavien Théry, 25 novembre 2008
Flavien Théry est né à Paris en 1973. Entre art et design, il fabrique des objets dont la matière première est la lumière. Procédant d’une double nature, à la fois onde et particule, immatérielle et matérielle, la lumière qui habite les œuvres de Flavien Théry nous dit intensément l’instant présent, tout en nous parlant de l’ailleurs, du passé comme du futur.