humaine comédie (Sandrine Jousseaume)
du 18 septembre 2009 au 22 octobre 2009
Il s’agit de créer un « roman familial » imaginaire et, d’une certaine manière, d’inscrire la petite histoire de chacun, qui est à la fois unique et universelle, dans la Grande Histoire.
De partir de ce 19ème siècle, qui nous a fabriqués et qui semble si loin de nous… En dehors d’être le siècle de l’invention de la photographie et du cinéma, c’est également le siècle de l’avènement de la bourgeoisie, et globalement, celui de la mise en place sociale et juridique de notre société. L’œuvre de Balzac, mise en regard de notre actualité, apparaît d’une très grande contemporanéité…
La photographie vient servir de support à une mémoire « inventée », mémoire très floue, proche de l’expérience psychanalytique, entre création mentale infantile et souvenir réel.
Tout en traduisant la volatilité du souvenir, le flou joue ici un double rôle. Il semble obliger le cerveau à reconstituer une image qui n’existe pas en réalité et sublime le grain, qui devient matière charnelle et introduit la notion de désir.
Les phrases « extorquées » à l’oeuvre d’origine, sont parfois sibyllines, non dépourvues d’une certaine poésie automatique due à la rigueur du procédé. Elles sont cependant fabriquées afin de provoquer chez le spectateur des images mentales qu’il peut se réapproprier et ainsi, se constituer sa propre histoire, à partir des bribes de celle qui lui est proposée.
Ces bribes laissent la place à des plages manquantes, des « flous », qu’au même titre que les photographies, le spectateur est invité à compléter.
Vernissage le jeudi 17 septembre à 18h30
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