le monde entier s’était remis à vivre

PMirande

Oeuvres de la collection du FRAC Bretagne

Marcel BROODTHAERS, Joana HADJITHOMAS et Khalil JOREIGE,  Thomas HUBER, Guillaume JANOT, Emma KAY,  Pascal MIRANDE, Maria NORDMAN

du 18 novembre au 19 décembre 2009
vernissage mardi 17 novembre 2009 à 18h30

Effondrement des valeurs, bouleversements climatiques annoncés, conflits en tout genre, force est de constater la difficulté à figurer ou à penser le monde. Raison, progrès, liberté, autant de repères dont la pertinence ne va plus de soi. Face à ces formes d’instabilité généralisées, de morosité ambiante, la tentation est grande de céder au repli individualiste ou de se laisser aller à des réactions plus grégaires.
Conscients des mutations profondes qui traversent la société, les artistes, loin d’en nier la réalité, sont porteurs de projets dont l’esprit peut, selon l’expression du penseur Michel Maffesoli, contribuer à « ré- enchanter le monde ».
Le monde entier s’était remis à vivre, titre emprunté à une nouvelle de l’auteur de science-fiction H.G. Wells, rassemble des artistes qui ont en commun de proposer une recomposition des territoires et des espaces qui articule l’individuel et le collectif, le singulier et l’universel. Qu’elles puisent aux sources de l’imaginaire, de l’intuition ou de la tradition des utopies critiques et sociales, ces œuvres cultivent pour la plupart humour et poésie.
La cartographie de Marcel Broodthaers fait basculer, par une banale correction de lettres, une carte du monde de géographie politique dans un univers poétique.
Emma Kay dessine de mémoire un planisphère pointant la nature subjective de la connaissance puisque la représentation des pays n’est pas proportionnelle à leur dimension réelle mais bien à l’idée que l’artiste s’en fait.
Symbole de voyages et de découvertes, la mappemonde est soumise par Guillaume Janot à des perturbations et des décalages : les deux hémisphères ne s’emboîtent plus logiquement, l’Amérique du Sud et l’Afrique forment un seul et improbable continent.
Pascal Mirande s’est forgé un imaginaire peuplé de mythes et de symboles universels dont les décors mettent en scène l’infiniment petit ou l’infiniment grand.
Joana Hadjithomas et Khalil Joreige travaillent autour de l’émergence de l’individu dans les sociétés communautaires, du rapport à l’image et à la représentation, de la difficulté de vivre un présent.
Maria Nordman s’intéresse à la cité dont elle propose plans, lignes et parcours pour les fondations d’une ville utopique. Elle combine dans des sculptures, souvent conçues comme des maquettes, tous les éléments indispensables aux échanges urbains, montrant leur influence sur les comportements sociaux.
Thomas Huber interroge le statut, le lieu et la place de l’image dans la société. Ses grands dessins mettent en scène des espaces architecturaux dont la théâtralité vide de toute présence semble ne renvoyer qu’aux apparences de la peinture et de la réalité.

2 commentaires »

  1. Ping par Le Grand Cordel mjc » saison 2009-2010 — 5 octobre 2009 @ 18 h 43 min

    [...] LE MONDE ENTIER S’ÉTAIT REMIS À VIVRE Å’uvres de la collection du FRAC Bretagne (ou la planète ré-enchantée…) Marcel Broodthaers, Joana Hadjithomas / Khalil Joreige, Thomas Huber, Guillaume Janot, Emma Kay, Pascal Mirande, Maria Nordman du 18 novembre au 19 décembre 2009 [...]

  2. Commentaire par GENO RODRIGUEZ — 29 novembre 2009 @ 14 h 24 min

    Cher Claire et assistant,
    Itt was a pleasure to meet the both of you and to share a little professional talk time with you. I hope to visit your gallery more often in the future and to get to know you better. Perhaps one day we can work on a project together. I hope you have had an opportunity to see the exhibitions on my site: alternativemuseum.org. I think although different in spirit you will enjoy some of the exhibitions. A bientot

    Geno

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