Trafik

En parallèle de l’installation interactive Voici Oni produite au Liberté, La Criée centre d’art contemporain a invité le collectif Trafik à développer le projet Superstars. Au Grand Cordel MJC, Trafik propose une installation où chacun peut réaliser son propre portrait, l’archiver et le diffuser à ses proches.
Trafik est un atelier de création graphique et multimédia installé à Lyon. Ce collectif d’artistes imagine des projets de création participative fondés sur l’échange et la convivialité.

Installation du module prise de vue Superstars
Du 5 au 27 mars 2010
Seul ou en groupe, chaque visiteur est invité à participer à cette Å“uvre-jeu. Les portraits collectés seront archivés dans une bibliothèque virtuelle avant d’être convertis en une myriade d’étoiles.photo Trafik

Soirée Superstars
Mercredi 17 mars 2010 à 18h30
Présentation du projet Superstars, jeu de prises de vues et échanges sur le thème de l’art participatif

appel à projet ré-enchantement du monde

Présentation des projets de « ré-enchantement du monde »

Dans ré enchantement, il y a l’enchantement, et ses corollaires que sont la féerie, le merveilleux, la magie,…
Et le ré de ré enchantement n’introduirait-il pas un « couac » dans nos envies d’un « ailleurs » qui résoudrait enfin tous nos problèmes, comme dans réaction, réflexion, réplique, résolution, résistance, …
Et pourquoi, les « Â simples  » citoyens que nous sommes, ne pourraient-ils pas s’emparer du terme pour imaginer des manières de ré-enchanter le monde, construire des projets…
Ce sont ces projets de RÉ-ENCHANTEMENT DU MONDE, projets des artistes « en herbe » ou  pas, des étudiants, des habitants du quartier ou non, des jeunes, des moins jeunes,… qui sont exposés du 19 mars au 10 avril 2010 au Grand Cordel, vernissage vendredi 19 mars 2010.
Pour confronter les idées, les propositions, les imaginaires, les esthétiques des uns et des autres, pour faire vivre le débat.

rendez-vous public avec les artistes mercredi 24 mars 2010 à 15h30
visites accompagnées tout public
le mardi entre 17h30 et 18h30, et le mercredi de 10h à 12h et de 14h à 17h, ou sur Rendez-Vous.
rendez-vous enseignants
lundi 22 mars à 17h30
visites pour les scolaires et les groupes
du jeudi 25 mars au vendredi 9 avril 2010 (uniquement sur rendez-vous)

via

création sonore, installation interactive, vidéo de Patrick OTTOvia corde

du 1er au 13 mars 2010
vernissage mardi 2 mars 2010 à 18h30

« Passer » semble anodin dans un univers paraissant habituel… Cependant une brèche peut survenir dans cette boucle. Le même monde, apparemment connu, peut être traversé et captiver l’attention : « ravir » et enchanter de nouveau. Le déplacement, essentiel dans la relation avec l’environnement, est suggéré ici symboliquement par une installation faite d’une vidéo multi-projetée et de musique. Les images filmées renvoient, via une thématique aquatique, à une invitation tentante mais dangereuse de franchissement, d’affranchissement apparemment impossible. La musique, autre « présent » de Blocs (création musicale récente faisant référence aux vingt ans de la chute du mur de Berlin), mêle un plan sonore homogène et régulier dévolu aux cordes à d’autres sonorités plus mouvantes sur lesquelles il semble possible d’agir. Dans l’installation proposée, il appartient à chacun de trouver son action, du simple passage à l’arrêt lié à l’observation, à la transgression, en l’occurrence de l’image.

Car aujourd’hui l’image a la capacité de refléter mais également de modeler le monde qui nous entoure. Il faut donc oser réagir à l’image, imposer par son « passage » non seulement un imaginaire personnel mais de facto un façonnement de l’entourage : ré-enchanter le monde.

Parallèlement à un cursus universitaire, Patrick OTTO mène des études au CNSM de Paris. Maître de conférences en écriture musicale à l’Université de Rennes 2, il participe, en 2008, au commissariat de l’exposition Focales Acoustiques (Galerie Art et Essai). En tant que chef d’orchestre et compositeur, il explore les possibilités d’une improvisation collective confiée à un groupe d’instrumentistes au sein de l’orchestre : Mynes (2007), Choucas (2008), Blocs (2009). Via… procède de cette veine esthétique, « l’œuvre – présent », alliant des éléments musicaux issus de Blocs inscrits dans une interactivité avec une vidéo.

A noter :

rendez-vous enseignants le jeudi 4 mardi à 17h30 visites scolaires du vendredi 5 au vendredi 12 mars 2010 (sur rendez-vous)
rendez-vous tout public avec Patrick Otto le mercredi 3 mars 2010 à 15h30

variations nuagées (Olivier Rucay)

variations nuagéesO Rucay
exposition d’aluminographies, de vidéos et d’installations d’Olivier Rucay

du 8 janvier au 13 février 2010
vernissage jeudi 7 janvier à 18h30

Rien de tel qu’un nuage pour parler du renouveau. Statique / dynamique…
Parfois, presque à l’arrêt, il faut se repositionner pour mieux discerner. Contemplation, temps « perdu », juste apprécier les choses à leur juste valeur, refuser de bouger pour se laisser emporter dans ce tourbillon de lumière. L’encre déposée par l’aluminographie joue avec le papier iridescent et multiplie les possibilités de lecture, le sens du regard est inversé, c’est au spectateur de bouger et de s’approprier la mobilité du paysage.Olivier Rucay

La vidéo, quant à elle nous mène dans un autre abîme nuageux… avons-nous rêvé?

Olivier Rucay traite plastiquement des captations de paysages ou moments de vies, lors de leur mise en Å“uvre par des médiums différents, lithographies, aluminographies, sérigraphies, ce qui lui permet de donner une vision personnelle de l’image recadrée. Celle-ci oscille entre figuration et abstraction, afin de conserver l’émotion, la sensation de la prise de vue. Son travail met en jeu différentes notions : la lisibilité de l’image, la mise en abîme et l’esthétisme; le parcours, le cheminement le récit; enfin, la série et l’accumulation de points de vues.

Olivier Rucay est né en 1970. Il vit et travaille à Nantes. Il partage son temps entre une activité d’enseignement en arts appliqués et une démarche plastique liée à l’image photographique et à l’image vidéo.

A noter :

rendez-vous enseignants le vendredi 8 janvier à 17h30
visites scolaires du lundi 11 janvier au vendredi 12 février (sur rendez-vous)

rendez-vous tout public avec Olivier Rucay le mercredi 20 janvier à 10h30

appel à projets (erratum)

les inscriptions à appel à projets sont finalement repoussées au vendredi 15 janvier 2010.

Déjà prêt de 40 inscrits !
Pour rappel, tous les pré-projets seront présentés du 19 mars au 26 avril 2010.

appel à projets !

Le Grand Cordel lance un appel à projets de ré-enchantement du monde, ouvert aux artistes (amateurs et professionnels) et groupes les plus divers

visuel appel à projets

En téléchargement : l’appel à projet de ré-enchantement du monde ainsi qu’une fiche d’inscription.
La date limite des inscriptions à l’appel à projet est fixée au vendredi 15 janvier 2010.

Les objectifs sont :
- de mobiliser le plus grand nombre possible d’acteurs de « catégories » différentes (artistes, jeunes, plasticiens « amateurs », habitants,…),
- de valoriser une forme de relation à la création qui favorise la rencontre et le débat entre différents groupes d’acteurs et différents publics,
- de faire vivre ensemble une multiplicité d’idées, points de vue et formes artistiques,
- d’affirmer un positionnement critique et politique de nos sociétés, à partir du thème et du terme choisis.

Cet événement  prendra plusieurs formes et se déclinera en différentes périodes distinctes :

- En un premier temps, Le Grand Cordel lance un appel à projet de ré-enchantement du monde ouvert à différentes « catégories » de personnes ou de groupes, artistes, étudiant(e)s, habitants du quartier nord-est, de Rennes ou d’ailleurs, plasticien(ne)s « amateur(e)s », illustrateurs/trices, graphistes, graffeurs/euses, photographes, vidéastes, … ou responsable de groupe, enseignant(e), animateur/trice, plasticien(ne) intervenant(e).

Les « projets de projets » (affiches, modèles réduits, ébauches, story-boards, clips d’annonce….) des différents participants ou groupes participants seront tous exposés au Grand Cordel entre le 19 mars et le 10 avril 2010.

Pendant cette première exposition, un jury élira, par catégorie, un ou plusieurs projets, destinés à être produits et réalisés.

- Dans un deuxième temps, les projets sélectionnés seront réalisés par leurs auteurs grâce à des bourses de production, dont le montant* sera défini par « catégorie » (période printemps / été 2010).

- Dans un troisième temps, les réalisations des projets sélectionnés seront exposées au Grand Cordel, en deux temps d’exposition, une exposition regroupant les « catégories » amateur, une autre exposition regroupant les « catégories » professionnelles (période automne 2010).

À partir de leur inscription à l’appel à projet de ré-enchantement du monde et pendant toute la durée de l’événement, les personnes ou responsables de groupes  inscrit(e)s seront accompagnés dans les différentes étapes de l’événement par trois personnes en charge du dossier au Grand Cordel : Gabriel Biau / g.biau@grand-cordel.com, Marion Dupressy / m.dupressy@grand-cordel.com et Claire Michaud / c.michaud@grand-cordel.com.

* pour connaître le montant de ces bourses – en particulier celle réservée aux artistes professionnels – nous appeler.
* Le montant de la bourse réservée aux artistes professionnels est de 750€ pour l’auteur et 1000€ pour la production. Ces chiffres s’entendent en TTC.

le monde entier s’était remis à vivre

PMirande

Oeuvres de la collection du FRAC Bretagne

Marcel BROODTHAERS, Joana HADJITHOMAS et Khalil JOREIGE,  Thomas HUBER, Guillaume JANOT, Emma KAY,  Pascal MIRANDE, Maria NORDMAN

du 18 novembre au 19 décembre 2009
vernissage mardi 17 novembre 2009 à 18h30

Effondrement des valeurs, bouleversements climatiques annoncés, conflits en tout genre, force est de constater la difficulté à figurer ou à penser le monde. Raison, progrès, liberté, autant de repères dont la pertinence ne va plus de soi. Face à ces formes d’instabilité généralisées, de morosité ambiante, la tentation est grande de céder au repli individualiste ou de se laisser aller à des réactions plus grégaires.
Conscients des mutations profondes qui traversent la société, les artistes, loin d’en nier la réalité, sont porteurs de projets dont l’esprit peut, selon l’expression du penseur Michel Maffesoli, contribuer à « ré- enchanter le monde ».
Le monde entier s’était remis à vivre, titre emprunté à une nouvelle de l’auteur de science-fiction H.G. Wells, rassemble des artistes qui ont en commun de proposer une recomposition des territoires et des espaces qui articule l’individuel et le collectif, le singulier et l’universel. Qu’elles puisent aux sources de l’imaginaire, de l’intuition ou de la tradition des utopies critiques et sociales, ces œuvres cultivent pour la plupart humour et poésie.
La cartographie de Marcel Broodthaers fait basculer, par une banale correction de lettres, une carte du monde de géographie politique dans un univers poétique.
Emma Kay dessine de mémoire un planisphère pointant la nature subjective de la connaissance puisque la représentation des pays n’est pas proportionnelle à leur dimension réelle mais bien à l’idée que l’artiste s’en fait.
Symbole de voyages et de découvertes, la mappemonde est soumise par Guillaume Janot à des perturbations et des décalages : les deux hémisphères ne s’emboîtent plus logiquement, l’Amérique du Sud et l’Afrique forment un seul et improbable continent.
Pascal Mirande s’est forgé un imaginaire peuplé de mythes et de symboles universels dont les décors mettent en scène l’infiniment petit ou l’infiniment grand.
Joana Hadjithomas et Khalil Joreige travaillent autour de l’émergence de l’individu dans les sociétés communautaires, du rapport à l’image et à la représentation, de la difficulté de vivre un présent.
Maria Nordman s’intéresse à la cité dont elle propose plans, lignes et parcours pour les fondations d’une ville utopique. Elle combine dans des sculptures, souvent conçues comme des maquettes, tous les éléments indispensables aux échanges urbains, montrant leur influence sur les comportements sociaux.
Thomas Huber interroge le statut, le lieu et la place de l’image dans la société. Ses grands dessins mettent en scène des espaces architecturaux dont la théâtralité vide de toute présence semble ne renvoyer qu’aux apparences de la peinture et de la réalité.