MARDI NOIR

INTERVENTIONS GRAPHIQUES DANS L’ESPACE PUBLIC
3 DÉCEMBRE 2012 > 19 JANVIER 2013 

 

VERNISSAGE > MARDI 4 DÉCEMBRE 2012 À 18H30

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X FRÉQUENCES PARASITES #3 / ND4J
VENDREDI 21 DÉCEMBRE > 20H – 1H

X ART À GOÛTER / POUR LES ENFANTS À PARTIR DE 6 ANS (plus d’infos)
MERCREDI 9 JANVIER > 14H30 – 16H30 

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X RENDEZ-VOUS ENSEIGNANTS
JEUDI 13 DÉCEMBRE > 17H30

X VISITES ET VISITES-ATELIERS POUR LES SCOLAIRES ET LES GROUPES
DU VENDREDI 14 DÉCEMBRE AU VENDREDI 18 JANVIER 2013 
VISITES-ATELIERS / DE LA GRANDE SECTION MATERNELLE AU CM2
VISITES COMMENTÉES / POUR LES CLASSES DU SECOND DEGRÉ ET TOUS LES GROUPES
ACCUEIL UNIQUEMENT SUR RENDEZ-VOUS.

X VISITES TOUS PUBLICS / ACCOMPAGNÉES SUR RENDEZ VOUS
TOUS LES MERCREDIS EN PRÉSENCE D’UNE MÉDIATRICE > 10H À 12H / 14H À 17H
GROUPES SUR RENDEZ VOUS

X FRÉQUENCES PARASITES #3 / ND4J
VENDREDI 21DÉCEMBRE 2012 > 20H -1H

X ART À GOÛTER (plus d’infos)
POUR LES ENFANTS À PARTIR DE 5 À 11 ANS
MERCREDI 9 JANVIER > 14H30 – 16H30 

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La pratique de MARDI NOIR semble participer d’une réappropriation de l’univers public ou marchand. Ses interventions reposent sur un détournement graphique « d’ objets » extraits de leur fonction et de leur contexte d’origine, en vue de créer une situation ludique. 
Sa réflexion s’articule autour de la confrontation entre l’utile et l’inutile, le passé et le présent, la présence et l’absence. 
MARDI NOIR revendique son appartenance au mouvement du Graffiti, dont on retrouve le dynamisme, la spontanéité et la liberté dans ses formes graphiques et son processus d’intervention.


À travers son travail, MARDI NOIR essaie de proposer aux usagers de la ville d’autres images que celles qui leur sont imposées et qu’il prend plaisir à détourner… En utilisant des palissades de chantier ou des maisons abandonnées comme supports d’intervention, Mardi Noir sait que ses oeuvres sont amenées à disparaître, dans ces zones « en sursis ». L’éphémère de ses interventions sauvages se traduit ainsi par la fragilisation des collages, soumis aux aléas du temps.  
Tours de passe-passe consiste en une série d’interventions dont le support est le quartier du Grand Cordel. Les repérages généreront des travaux mettant en scène le corps sous des formes décalées de réappropriation de l’espace urbain.

http://mardinoir.blogspot.fr

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Interview de MARDI NOIR réalisée par canalSIX.tv, la webTv du Grand Cordel mjc.
Images et montage: Isabelle, Myriam, Xavier, Alain, Jocelyne 

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 Avec l’invitation faite à Arzhel PRIOUL / MARDI NOIR, d’arpenter, « poétiser » le Quartier 6, Le Grand Cordel nourrit son processus d’identification d’un territoire à travers le regard d’un artiste. Les collages graphiques de l’artiste passent la frontière des espaces habituels de l’art, s’exposent dans la rue au regard des passants pour donner à voir une image renouvelée de lieux quotidiens.

 

TOURS DE PASSE-PASSE met en scène et rend compte des interventions d’Arzhel PRIOUL / MARDI NOIR, au sein du Quartier 6 au nord-est de Rennes, de juillet à décembre 2012. 

POUR COMPLÉTER VOTRE VISITE, VOUS POUVEZ, SOIT VOUS DÉPLACER DANS LE QUARTIER POUR VOIR IN SITU LES INTERVENTIONS DE MARDI NOIR, SOIT VOUS RENDRE SUR SON BLOG : www.mardinoir.blogsplot.com

TOURS DE PASSE-PASSE a d’abord constitué en une série de déambulations, véritable quête d’espaces vierges, en sursis, délaissés ou réaménagés, et ce depuis le mois de juillet dernier. Des promenades, une errance sur le mode de l’exploration en terre inconnue, qui expriment la notion de frontière au sein du tissu urbain.

Dans la ville, les espaces sont séparés les uns des autres, certains sont clôturés, définissant le domaine privé. Les voies de communication « officielles » permettent de lier entre eux les différents lieux d’habitation, de commerce, de travail… Il existe aussi des chemins secondaires, plus ou moins empruntés, non répertoriés sur les cartes, qui relient un point à un autre: des passages fabriqués, au fur et à mesure des piétinements, à travers des barrières déplacées, des portails ouverts, des grillages découpés… 

L’objectif des repérages de MARDI NOIR était de révéler la trace de la présence humaine au sein des différents espaces explorés.

Dans un second temps, il intervient grâce à ses images dans ces zones mises à jour: un quartier perçu comme un terrain de jeu avec ses obstacles à franchir, ses limites à dépasser, des travaux in-situ qui déjouent les règles et les codes établis. 

Au final, TOURS DE PASSE-PASSE opère comme un tour de magie, entre présence et absence, passé et présent, pour donner à voir aux usagers de la ville que nous sommes, une autre image que celle qui nous est imposée, et dessiner un autre visage du Quartier 6. 

 

Le Quartier 6 a été exploré puis investi en 4 zones :

1 > LES LONGCHAMPS 

Une zone résidentielle récente, conçue dans les années 80 sur la base de la mixité sociale et composée de pavillons, de logements sociaux et petits collectifs, dans un environnement préservé: étangs, allées boisées… Des voies piétonnes tracées relient entre elles les différentes zones du quartier, et d’innombrables chemins secondaires se révèlent au fur et à mesure de la promenade. Des raccourcis, façonnés par les passages successifs des habitants… Certains de ces sentiers mènent à des culs de sacs, des fossés, des clôtures. Le parcours se transforme en une véritable randonnée urbaine jonchée de pièges à éviter, d’obstacles à contourner, de grillages à escalader…

+ INSÉCURITÉ RENFORCÉE / Parking Centre commercial des Longs Champs /10. 2012
+ PISCINE PRIVÉE / 10. 2012
+ LES BAIGNEURS/ 10. 2012

 

2 > LE CAMPUS UNIVERSITAIRE DE BEAULIEU

Il se déploie sur 270 Ha, est constitué de larges zones vertes – prairies et plantations – et d’un grand nombre de bâtiments reliés entre eux par des rues et des passages secondaires, coursives, voies piétonnes, escaliers… et des raccourcis – chemins façonnés par les étudiants. Une fois le campus vidé pendant la période estivale, ces sentiers apparaissent comme un parcours de randonnée urbaine à travers le Campus. 

+ ROULÉ BOULÉ – LIKE A ROLLING STONE Beaulieu – ave des Préales / 10. 2012
+ HELLO, MY NAME IS HUMAN /ON THE ROAD / AT THE UNIVERSITY avenue François Château / Campus Beaulieu / 08-10. 2012

3 > JEANNE D’ARC

Un quartier urbain plus ancien, plus traditionnel en terme d’urbanisme et très hétérogène quant à ses constructions : vieux et neuf se côtoient, se jouxte, s’imbrique. Des barres d’immeubles surplombent de petits pavillons, lesquels voisinent avec de plus luxueuses demeures. De nombreux styles architecturaux, un collage de formes et de volumes, une densité urbaine assez forte… De nouveaux programmes immobiliers prennent progressivement la place des petits pavillons… Il s’agit là d’une sorte de frontière temporelle entre passé et devenir d’un bâtiment, d’un pâté de maison, d’un quartier.

+ THE BELLE ÉPOQUE Castel Garbo – Castel Nova – rue du Moulin de Joué / 10. 2012 
+ STOP NON STOP 10 rue Beaumarchais / 11.2012
+ PRIVATISATION RENFORCÉE 10 rue Beaumarchais / 11. 2012
+ NE PAS COURIR DANS LES COULOIRS Lycée Jeanne d’Arc / à venir 12. 2012
+ RANDONNÉE URBAINE Quartier 6 /10-11.2012

 

4 > BAUD CHARDONNET 

Entre rivière et voie ferrée, zone industrielle en reconversion où se côtoient friches, jardins familiaux, nouveaux logements,… Objet d’une réanimation urbaine, zone en mutation, le quartier offre de multiples possibilités d’interventions, réalisées pendant l’été et mettant en scène la trace d’une vie passée et condamnée :

+ SAUVONS LES SINGES! rue de la Corderie /07. 2012 
+ YOU’RE WELCOME rue de la Corderie / 07.2012
+ POSTE DE MÉDITATION rue de la Corderie / 07. 2012
+ HELLO, MY NAME IS HUMAN / IN THE GARDEN rue de la Corderie / 08. 2012
+ URBAN ARCHEOLOGY bld Villebois Mareuil / 08. 2012 
+ THE LAST AUSTRALOPITHECUS ROBUSTUS rue de la Corderie / 08. 2012

 

L’ARTISTE

Mardi Noir, né Arzhel PRIOUL le 29 octobre 1981 à SAINT-BRIEUC, est un artiste français d’aujourd’hui, qui revendique son appartenance au mouvement du Graffiti. Issu d’une formation universitaire « classique » en Arts Plastiques à RENNES 2, il développe parallèlement une pratique d’intervention dans l’espace urbain. Sa démarche est animée par une recherche de spontanéité et de liberté. 

> DE LA SIGNATURE

Après un blanc dimanche et un lundi gris… vient forcément le mardi noir ! Arzhel PRIOUL aimait la formule et l’association d’un jour et d’une couleur. Puis il y a eu le 11 Septembre 2001… Un mardi…

À l’origine, le terme est en rapport avec la pratique du graffiti, où c’est le nom choisi qui marque le style. Une façon d’être identifié ou identifiable. Aucune de ses affiches n’est signée. C’est l’empreinte graphique qui est la signature. 

> DES LIEUX

« J’essaie d’interagir entre le lieu et mes affiches, les images que je choisis, de les penser par rapport au lieu. Quand je colle des images quelque part, je cherche à créer une interaction avec l’endroit choisi, à travers une dimension ludique et poétique… parfois politique… Certaines séries – Urgence HLM, Les Promoteurs, La maison gantée, the September issue…- renvoient aux problèmes liés au logement – expropriation, expulsion…-. Ce n’est pas mon but premier d’être “engagé”. Je ne souhaite pas imposer un discours. Je donne à voir. Les spectateurs sont libres de penser et d’interpréter. »

Selon l’inspiration du moment, MARDI NOIR place son terrain de jeu dans les espaces périphériques de la ville : terrains vagues, maisons abandonnées, usines en friches… ou bien revient en ville pour en réinvestir les centres historiques. À travers le choix de ces espaces, il recherche une « matière première » pour « créer des histoires » et la liberté d’une pratique de la ville liée à celle du graffiti : la déambulation, la conquête du territoire, « aller plus loin », s’approprier les lieux…

> DES IMAGES

L’appauvrissement graphique des images de MARDI NOIR résulte d’un enchaînement de multiples techniques de reproduction (fax, photocopies, peinture…). Ses sujets sont travaillés à petite échelle pour être développés ensuite en grand. La peinture est un ultime détournement graphique de l’image, en ajoutant un effet détérioré.

Ses sources sont multiples – logos, modes d’emplois, dessins, gravures anciennes, photographies… -. L’actualité joue également un rôle dans son travail. Investir l’espace public, révèle aussi son envie de parler aux gens, de partager ses idées, ses émotions, ses doutes…

> DE L’AFFICHAGE

Les affiches de MARDI NOIR ne sont pas là pour rendre la ville plus belle. Il colle ses affiches dans des lieux qu’il trouve déjà beaux, le fascinent et l’inspirent. Ses images soulignent et révèlent la puissance narrative de l’endroit. En jouant des surfaces, des supports ou des effets de matières, des irrégularités d’un vieux mur, des rainures d’une palissade, du motif de tapisserie, l’association image / espace / l’affichage prend tout son sens. 

Pour MARDI NOIR, il ne s’agit pas d’un acte de vandalisme. Par rapport à la loi, l’affichage n’a pas le même statut que le graff, mais ces deux modes d’expression partagent un même statut clandestin lorsqu’ils sont réalisés sur un support non prévu pour cela. C’est le dialogue entre lieux et images, associé à la nature éphémère de celles-ci, qui confère au procédé d’affichage un statut particulier d’oeuvre d’art. 

> DE L’ÉPHÉMÈRE

Ici le principe de création d’une oeuvre se résume à l’acte. Une fois créée, celle-ci n’appartient plus à son créateur. Il offre son travail à tous les passants, « gratuitement ». À travers son dispositif d’intervention, MARDI NOIR recherche l’esprit de liberté qui caractérise le fait d’intervenir dans l’espace public. La fragilité des collages implique leur côté éphémère. La détérioration des affiches est partie intégrante de la démarche et renvoie au processus de création, une forme «d’ obsolescence programmée».

> DE LA PHOTOGRAPHIE 

La photographie entre obligatoirement dans le processus, elle fige l’acte. À la fois, c’est un moyen de valoriser les mises en scènes effectuées, et la trace de celles-ci. MARDI NOIR photographie l’évolution de l’affiche jusqu’à sa disparition. C’est la seule chose qui lui appartient et qui lui permet de diffuser son travail sur Internet dont il se sert comme d’un espace public. Les photos sont aussi des invitations à découvrir les affiches. 

> DE LA RÉCEPTION DES OEUVRES

Les spectateurs, les passants sont libres d’interpréter les interventions de MARDI NOIR comme ils le souhaitent, de regarder ou non, de dégrader ou de prendre en photo. Ses affichages donnent à voir cette transformation du réel, jouent de l’espace et du temps à travers l’anachronisme des sujets, la disproportion de ses images …Il diffuse largement ses travaux sur Internet et sur les réseaux sociaux. Cette diffusion participe de sa démarche d’amener l’art aux gens de façon gratuite et spontanée.

 

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Vidéos réalisées par Myriam Crampes et Mardi Noir

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