Les Parcours d’ici

Des récits d’artistes à la rencontre des habitants

 

Vendredi 25, samedi 26 mars et dimanche 27 mars 2022

©Richard Louvet

Ça commence par une envie de faire avec ce qui est ici. Et avec qui est ici. Ici il n’y a pas de théâtre, mais le théâtre, le récit, les mots peuvent se faire partout. Du moment qu’on est prêt à arpenter le quartier. Qu’on est prêt pour la rencontre.

Ça commence par un groupe d’artistes, invité·es par Le Grand Cordel MJC, qui se rencontrent un soir de décembre pour se raconter ce qu’ils et elles font, ce qu’ils et elles feront en mars. Autour de cette table, on se rend compte, au récit de chacun·e, que des liens se tissent. Des liens de sens ou des liens sensibles. Des coïncidences. Autour de la table, on découvre que coïncidence vient de cum qui signifie « avec », « ensemble » et de incidere qui signifie « advenir », « se produire ». Une bonne définition de ce qui se prépare : œuvrer à advenir avec.

Ici coïncideront une drag queen, des grandes femmes oubliées, un chanteur qui se questionne sur ce que c’est qu’être chanteur, une metteuse en scène qui a repoussé la scène, une héroïne de roman qui contamine des acteurs, une poétesse queer qui mêle plaisir sexuel, politique et expérimentation littéraire, une compagnie de théâtre tout terrain. Ils et elles se sont découvertes plus de points communs qu’ils ne le pensaient. Les récits, les corps, les langues traversent leurs expériences. Ces récits, ces corps, ces langues vont se faire inviter dans des lieux du quartier.

S’aventurer dans les Parcours d’ici, c’est entrer chez l’autre. C’est pousser une porte inconnue et y découvrir un univers. C’est être accueilli dans des murs et dans une histoire, et assister (participer ?) à ce dialogue entre les lieux et les vivant·es. C’est accepter qu’on ne sache pas, avant que la rencontre ait lieu, où elle nous mènera. Ce qu’elle bougera en nous.

C’est faire en sorte, enfin, que la rencontre dans ce qu’elle a de plus riche ne finisse jamais de commencer.

Gaël Le Guillou-Castel
– Artiste en résidence au Grand Cordel MJc avec la Caravane Cie –

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Programme

Les Emois d’Emma B.

Lecture spectacle d’après Flaubert.

Madame Bovary est une héroïne littéraire mondialement connue. Le portrait d’une femme engluée dans l’ennui d’une Normandie petite bourgeoise, alors qu’elle rêve de passion, d’aventure, de vie tourbillonnante.
Très loin de nos souvenirs d’angoisse de lecture scolaires, deux personnages discutent du roman, de ses personnages, relisent des extraits, se laissent contaminer par la fiction, et l’on ne sait plus très bien par moments si c’est de littérature ou d’eux-mêmes qu’ils parlent.

Conception et interprétation : Maria Savary et Gaël Le Guillou-Castel, La Caravane Compagnie
Aide à la création sonore : Marine Iger
La Caravane Compagnie est en résidence mission au Grand Cordel MJC avec le soutien de la Ville de Rennes et du Département d’Ille-et-Vilaine.

Elles, l’autre mémoire

Lecture théâtralisée, nomade et modulable

Ce spectacle raconte – avec fantaisie, humour et poésie – les histoires captivantes de femmes et de filles extraordinaires, de différentes origines et époques, qui ont marqué le monde sans laisser d’empreinte à leur mesure. Il permet à toutes et à tous de (re)découvrir notre Matrimoine – l’héritage des femmes et des filles, l’autre moitié de l’humanité !

Conception et interprétation : Caroline Alaoui et Lety Pardalis
Cie Les Combats Ordinaires, sous les regards de : Frédérique Mingant et Julie Michel

Passons à tables !

Et si on parlait Drag ?

Cet art qui devient   la mode mais qu’y connaissons nous vraiment ? Le drag peut faire rire parfois peur (oui oui) mais pas de panique Darling Millie sera là pour changer avec vous, répondre à vos questions et même vous faire goûter ses délicieux toasts (vous ne voyez pas le rapport ? Venez et vous comprendrez) !

Conception et interprétation : Darling Millie

Les chansons joyeuses

Piano-Voix-Slam-Confidences drôles et intimistes

Mathieu traîne derrière lui une tendance auteur noir. D’un côté il aimerait bien s’en défaire mais de l’autre ; il se demande quand même si le monde d’aujourd’hui nous permet encore de danser d’oubli.
Dans cette proposition, on le suivra dans sa quête de « chansons joyeuses » avec en toile de fond, ses questionnements sur leur légitimité. La chanson doit elle se mettre dans tout ses états ? Un format court décalé, autant qu’un constat amer en slam et chansons sur une époque amère..

Conception et interprétation : Mathieu Ramage

Fiévreuse plébéienne

La langue Bâtarde

Fiévreuse plébéienne est un texte qui interroge la façon d’habiter son corps, le monde, ses désirs. Ca parle d’amoure, de précarité, de joie punk & émo, de sexualité. Ca emmêle directement le corps au politique, ça prône haut et fort l’expérimentation et la satire, ça précise une volonté très forte de faire la révolution. Fiévreuse Plébéienne révèle ce que Élodie Petit nomme la Langue Bâtarde : une littérature prolétaire, proche du réel, expérientielle, menaçante et gouine.

Conception et interprétation : Élodie Petit

Virilité, une correspondance

Feuilleton radiophonique

Dans le cadre de l’écriture de son spectacle Virilité, Gaêl Le Guillou-Castel construit une correspondance avec des inconnu·es. Ils et elles interrogent ensemble, au fil de cet échange, le rapport que chacun·e entretient avec la virilité et les normes de genre. En naît une littérature foisonnante et sensible écrite en collaboration avec l’auteur Gustave Akakpo. Le texte est ensuite enregistré avec des amateurs et amatrices sous forme de fiction radiophonique que nous vous invitons à découvrir.

Textes – Les correspondant·es : Gustave Akakpo, Gaël Le Guillou-Castel
Prise de son, montage, mixage et création sonore : Marine Iger
La Caravane Compagnie est en résidence mission au Grand Cordel MJC avec le soutien de la Ville de Rennes et du département d’Ille et Vilaine.

commence par le milieu

Performance

Depuis plusieurs années Frédérique Mingant explore, avec son projet expérimental SAUVAGE, les modaliés de faire art avec l’instant. Ne pas savoir, anticiper le moins possible, faire avec ce qui existe dans un espace donné,   un moment donné, avec ce qui est là, avec celles et ceux qui sont là, avec ce qu’on est et avec ce qu’on a, telles sont les règles de cet écosystème. Pour cette performance dans le cadre de « Parcours d’ici »  , Frédérique Mingant se penchera sur la bibliomancie, ou l’art de la question.

Conception et interprétation : Frédérique Mingant, Cie 13/10è en Ut

RÉVOLTES : LA VISITE

Lecture théâtralisée

Flora Diguet & Marie Thomas proposent une lecture de La Visite, courte pièce de l’autrice Anne Berest (éd. Actes Sud). Elles porteront la parole d’une femme, une jeune mère, dans un monologue sans concessions, sans retenue, balayant des réflexions sur la maternité, le mythe du parfait bonheur, déconstruisant l’instinct maternel ; une femme qui fait face tant bien que mal au regard des autres, de la société, c’est-à-dire du public, qui la parole est directement adressée.
Flora Diguet et Marie Thomas font ici résonner leurs parcours de femmes, d’actrices, de metteuses en scène, de mères, jonglant entre carrière professionnelle et vie de famille. En transposant le lieu intime de l’action (une maison) dans un lieu public (un bar), ce discours évoque une réalité tantôt drôle, tantôt grinçante, en tout cas déroutante.

Conception et interprétation : Flora Diguet et Marie Thomas, Groupe Odyssées, Révoltes [cycle de lectures engagées]
Crédit photo : Caroline Ablain et David Hervieu

7 Samouraïs

danse hip-hop, poésie et l’identité d’une esplanade

Comment se construire et se reconstruire, l’un par rapport à l’autre, quand un est jeune et l’autre moins jeune, quand l’un est un fils et l’autre son père.
« 7 Samouraïs comme 7 métaphores, comme base à la relation filiale, à la construction et à la reconstruction ».
Le travail de création passe par les mots, par la relation entre deux corps, par l’expérience de la rue, par l’écoute, par l’adaptation à la mobilité, au flux et au flow. « Se fondre dans le décor ».

Conception et interprétation : André Layus
Interprétation : Bboy Rasco et André Layus
Mise en scène : Alice Millet
En partenariat avec Les Tombées de la Nuit

Soeurs

Lecture-spectacle

Trois autrices de théâtre, lisent trois textes qui partent sur les traces de leurs ancêtres et ascendant·es. Des traversées épiques et intimes convoquant le Viêtnam, le Sén gal, la Côte d’Ivoire ou le Maroc – autant de pays liés à la France et son histoire coloniale.
Travailler sur nos mémoires familiales, faire émerger des récits sensibles sur les histoires de la colonisation, des diasporas et des immigrations, revisiter nos féminismes et cultiver nos sororités : telle est l’envie de partage de cette lecture à trois voix.

Idée originale : Marine Bachelot Nguyen
De et avec : Penda Diouf, Karima El Kharraze, Marine Bachelot Nguyen
Production : Cie Lumière d’août
Soutien : festival Prise Directe (Lille)